L’Empire du Mali, qui a prospéré de c. 1226 à 1610, est une civilisation africaine d’une importance capitale, reconnue pour sa richesse légendaire, son organisation politique sophistiquée et son rayonnement culturel qui s’est étendu bien au-delà de ses frontières. Atteignant son apogée territoriale et son prestige au XIVe siècle, notamment sous le règne de Mansa Moussa, l’empire a laissé une marque indélébile sur l’histoire du monde. L’étude de cet empire représente toutefois un défi historiographique unique en raison du manque de sources écrites locales antérieures au XVIe siècle.
Pour reconstituer son histoire, les chercheurs s’appuient principalement sur une analyse croisée de deux sources distinctes. D’une part, la tradition orale, incarnée par l’épopée de Soundiata, a été transmise de génération en génération par des griots, ou jeliw. Cette tradition, riche en mythes et en symbolisme, est une source essentielle pour comprendre les fondations, l’identité et les valeurs culturelles de l’empire. D’autre part, des chroniques écrites par des voyageurs et des géographes musulmans, comme Ibn Khaldoun ou Ibn Battuta, ont fourni des descriptions de la richesse économique, de la politique et des coutumes de la cour impériale.
Cette dualité de sources crée deux récits historiques aux priorités différentes. L’épopée de Soundiata se concentre sur les récits de fondation, le destin, la légitimité dynastique et les valeurs morales, faisant du héros fondateur la figure centrale. En revanche, les récits arabes, écrits pour un public extérieur, se focalisent sur la puissance matérielle, la piété islamique et les échanges géopolitiques, ce qui explique pourquoi Mansa Moussa, avec sa richesse ostentatoire, est devenu une figure mondiale dans les chroniques écrites, alors que son importance est moindre dans la tradition orale mandingue par rapport à son prédécesseur fondateur. Le célèbre pèlerinage de Mansa Moussa à La Mecque est un exemple frappant de ce phénomène, car il a directement conduit à une augmentation significative des sources écrites sur l’empire. En s’ouvrant ainsi au monde islamique, l’empire a renforcé sa réputation tout en finançant la construction de nouvelles institutions de savoir, ce qui a à son tour attiré davantage d’intellectuels et généré encore plus de documentation. Ce cycle de rayonnement culturel et de documentation est au cœur de la perception du Mali médiéval, qui a su transformer sa richesse matérielle en un capital intellectuel durable.
Fondation : Soundiata Keïta et la naissance du Mandingue
Le héros fondateur et la victoire de Kirina
La fondation de l’Empire du Mali est indissociable du personnage de Soundiata Keïta, dont le récit est l’un des plus importants de la tradition orale ouest-africaine. L’épopée le présente comme un prince malinké né avec un handicap mystérieux qui l’empêche de marcher jusqu’à l’âge de dix ans. Cette infirmité, source de raillerie et de mépris, est le point de départ d’une transformation héroïque. Après avoir été humilié, le jeune Soundiata se lève pour la première fois et déracine un baobab entier, révélant une force colossale et sa destinée royale.
À la mort de son père, le roi Naré Maghann Konaté, Soundiata et sa mère sont contraints à l’exil par la première épouse du roi, Sassouma Bereté. Cet exil, loin d’être une période de faiblesse, est un temps de maturation où il gagne en sagesse et en expérience. Il trouve refuge dans plusieurs royaumes, notamment à Mema, avant d’être appelé à revenir pour libérer sa patrie de la tyrannie de Soumaoro Kanté, le puissant roi-sorcier de l’Empire de Sosso.
Le point culminant de cette quête est la Bataille de Kirina, qui a eu lieu en 1235. À la tête d’une grande coalition des royaumes malinkés et de leurs alliés, Soundiata affronte et blesse Soumaoro Kanté, obligeant ce dernier à fuir et à disparaître dans les montagnes. Cette victoire décisive sur l’oppression militaire et magique est le catalyseur de l’unification de la région du Manding, marquant la naissance officielle de l’Empire du Mali.
La Charte du Manden (Kouroukan Fouga)
Après sa victoire, Soundiata a convoqué une grande assemblée pour établir les fondations politiques et sociales de son empire naissant. De cette rencontre est née la Charte du Manden, un code de lois et de principes oraux qui est considéré comme l’une des plus anciennes constitutions au monde. La Charte répartit les rôles politiques, militaires, religieux et artisanaux entre les différentes grandes familles et clans de l’empire.
Plus qu’un simple document de gouvernance, la Charte du Manden est une déclaration de principes éthiques et juridiques. Elle promeut la paix sociale et la tolérance, en organisant la coexistence entre l’islam et les cultes traditionnels de la région. Elle contient des notions fondamentales telles que l’égalité entre les vies humaines, la liberté individuelle, la justice et la solidarité. Une de ses dispositions les plus remarquables est l’abolition de l’esclavage par razzia, affirmant que « la guerre ne détruira plus jamais de village pour y prélever des esclaves » et que « nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable pour aller le vendre ».
Le rôle central de cette Charte, transmise de manière orale et reconnue par l’UNESCO en 2009 comme un élément du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, illustre que la fondation de l’Empire du Mali reposait sur un projet politique et moral, et non pas sur la simple force militaire. Le mythe de Soundiata Keïta, un chef à l’origine boiteux qui surmonte son handicap, est une métaphore puissante de cette transformation d’une faiblesse perçue en une force collective, symbolisant ainsi la montée d’un petit royaume pour devenir un empire prospère. L’établissement d’une constitution orale après une victoire militaire démontre une vision politique exceptionnelle, qui a su institutionnaliser les principes de l’unité et de la justice pour assurer une paix et une prospérité durables.
L’Apogée : Le règne de Mansa Moussa et l’éclat mondial
Le pèlerinage légendaire
Le règne de Mansa Moussa, qui a débuté aux alentours de 1312, a marqué l’apogée de l’Empire du Mali, le plaçant fermement sur la carte du monde médiéval. La figure de ce souverain est devenue légendaire, en grande partie grâce à son pèlerinage à La Mecque, qui a eu lieu de 1324 à 1326. L’ampleur de ce voyage était sans précédent. L’entourage de Mansa Moussa est décrit comme gigantesque, composé de près de 60 000 personnes, dont 12 000 esclaves et une caravane de 600 chameaux, chacun transportant 136 kilogrammes de poussière d’or. Il était d’une générosité prodigieuse, distribuant et dépensant son or partout où il passait, au point de faire chuter sa valeur de manière significative, notamment au Caire, où l’inflation a perduré pendant plus d’une décennie.
Cet événement n’était pas un simple acte de foi, mais une démonstration de puissance et un chef-d’œuvre de diplomatie. En s’affichant comme un souverain pieux, Mansa Moussa a non seulement rempli son devoir religieux, mais il a aussi élevé le statut de son empire aux yeux du monde musulman. En faisant étalage de sa richesse, il a attiré l’attention sur le Mali, un empire largement méconnu jusque-là, ce qui a attiré des intellectuels et des marchands. Il a notamment fait venir l’architecte andalou Abu Ishaq al-Sahili, qui l’a aidé à construire de nouveaux édifices, transformant la richesse matérielle de l’empire en un rayonnement culturel et intellectuel durable.
La richesse entre mythe et réalité
Mansa Moussa est fréquemment cité comme « l’homme le plus riche de l’histoire ». Sa fortune colossale provenait de la domination du commerce transsaharien de l’or et du sel. Le pèlerinage a mis en lumière cette richesse, mais les récits des chroniqueurs de l’époque, notamment des sources égyptiennes, ont pu être exagérés pour des raisons de « propagande ». Ces sources ont présenté le Mansa comme un modèle idéal de souverain musulman prospère et pieux.
Une anecdote rapportée par Ibn Battuta révèle une dimension plus complexe de ce personnage. Après avoir dépensé la plupart de sa richesse, Mansa Moussa aurait dû emprunter de l’argent auprès de marchands pour financer son voyage de retour. Si ce fait peut sembler contredire son image d’homme inépuisablement riche, il peut aussi être interprété comme une manœuvre stratégique pour stabiliser la valeur de l’or qu’il avait lui-même dévaluée par ses dépenses. Le fait de demander un prêt à des taux élevés et de le rembourser immédiatement à son retour au Mali a pu contribuer à restaurer la confiance dans l’or, tout en démontrant une compréhension de la finance et de la diplomatie. Loin de n’être qu’un acte de piété, le pèlerinage de Mansa Moussa fut une démonstration de « soft power » qui a élevé le Mali au rang d’acteur majeur sur la scène mondiale, transformant l’or en un levier d’influence géopolitique et culturelle.
Les Piliers de la puissance : Économie, société et gouvernance
L’économie transsaharienne et la Pax Mandinka
La puissance de l’Empire du Mali reposait sur une économie sophistiquée et sur sa domination incontestée des routes commerciales transsahariennes. L’empire contrôlait les gisements d’or des régions de Bambuk, du Bouré et de Galam au sud, tandis que les mines de sel du Sahara au nord, comme Taghaza, fournissaient une denrée vitale pour la conservation des aliments et les échanges. L’or et le sel constituaient les deux principaux produits d’échange, mais d’autres marchandises comme les esclaves, les noix de cola, le cuivre et les textiles circulaient également le long de ces routes sécurisées par l’armée du Mansa.
Le génie économique de l’empire ne résidait pas seulement dans l’extraction de ces ressources, mais surtout dans sa capacité à les taxer et à réguler les flux commerciaux. Le Mansa détenait le monopole de l’or en lingots, tandis que seule la poussière d’or, pesée et ensachée, servait de monnaie courante pour les transactions. Cette politique monétaire sophistiquée, héritée de l’Empire du Ghana, visait à prévenir l’inflation et à maintenir le pouvoir économique de l’État.
L’empire a instauré une période de stabilité et de sécurité propice aux échanges, connue sous le nom de Pax Mandinka, qui a permis au commerce à longue distance de prospérer. Les marchands Dyula, issus de familles de commerçants musulmans, ont joué un rôle central dans cette prospérité en gérant les réseaux d’échanges sur de vastes distances. La sécurité des routes, assurée par une armée puissante, a créé un environnement stable qui a alimenté un cycle de richesse pour l’empire.
Voici un tableau récapitulatif des principaux produits d’échange de l’Empire du Mali :
| Produit | Rôle économique et social | Provenance | Destination |
| Or | Monnaie principale, source de la richesse et de l’influence de l’empire. | Bambuk, Bouré, Galam (sud) | Méditerranée, Europe, Moyen-Orient |
| Sel | Ressource vitale (importation principale) et moyen de taxation. | Mines du Sahara (Taghaza) | Intérieur de l’Afrique de l’Ouest |
| Esclaves | Commerce significatif, utilisés comme main-d’œuvre et comme partie des armées impériales. | Sud de l’empire | Marchés transsahariens |
| Noix de cola | Produit de luxe et de consommation, souvent échangé contre de l’or et d’autres biens. | Sud (zones forestières) | Sahel, Sahara, Maghreb |
Structure sociopolitique et hiérarchie
L’Empire du Mali était une monarchie avec un système de gouvernement centralisé. Le souverain, le Mansa, détenait un pouvoir absolu et était considéré comme le chef suprême. Son pouvoir n’était cependant pas sans contrepoids, car il était assisté d’un conseil de nobles, de gouverneurs locaux et d’officiers qui administraient les vastes provinces de l’empire. La société était strictement hiérarchisée et stratifiée en plusieurs castes et groupes sociaux, chacun ayant des rôles et des responsabilités spécifiques.
Au sommet de la pyramide se trouvait le Mansa, suivi par la noblesse et les familles de la cour. En dessous se trouvaient les hommes libres, dont beaucoup travaillaient dans l’agriculture, qui était la base de l’économie, avec 80 % de la population active travaillant dans ce secteur. Venaient ensuite les artisans, connus sous le nom de nyamakala, qui incluaient les forgerons, les cordonniers et les griots. Le Mansa était en mesure de tirer d’importants revenus de son empire en taxant ces flux de marchandises et en maintenant des routes sûres. Enfin, la structure sociale comprenait également des esclaves, qui étaient utilisés dans le commerce, l’agriculture et l’armée.
Culture et savoir : Les centres d’apprentissage et la tradition des griots
Tombouctou et Djenné : Carrefours du savoir et de l’architecture
Sous le règne de Mansa Moussa, des villes comme Tombouctou et Djenné se sont épanouies pour devenir des centres culturels, intellectuels et commerciaux majeurs, rivalisant avec les plus grandes villes médiévales du monde. Le rayonnement du Mali a permis d’attirer des marchands, des juristes et des érudits musulmans du monde entier, faisant de ces villes de véritables carrefours du savoir.
L’Université de Sankoré, située à Tombouctou, est un exemple emblématique de ce développement. Bien que souvent appelée « université », elle ne fonctionnait pas comme les institutions européennes de l’époque, avec une administration centralisée et des diplômes formels. Il s’agissait plutôt d’un réseau décentralisé de madrasas, où des savants individuels (connus sous le nom de sheiks ou ulama) enseignaient à leurs propres étudiants, dans une relation s’apparentant à un apprentissage. Les étudiants y apprenaient le Coran, l’arabe, les mathématiques, l’astronomie et l’histoire, en se basant sur d’immenses collections de manuscrits privées.
Le style architectural de l’Empire du Mali, connu sous le nom d’architecture soudano-sahélienne, est une prouesse technique et une expression artistique de la fusion culturelle qui caractérisait l’empire. Les bâtiments, tels que la Grande Mosquée de Djenné, sont construits en brique crue (ferey) et en plâtre d’adobe, des matériaux naturels et locaux. L’une des caractéristiques les plus distinctives de ce style est l’utilisation de poutres en bois qui dépassent des murs et qui servent d’échafaudage pour le replâtrage annuel des bâtiments. La forme de ces édifices n’est pas seulement utilitaire, mais aussi profondément symbolique ; l’architecture de la mosquée est organisée de manière à imiter le corps humain en prière, avec le minaret représentant la tête et la cour centrale le ventre. Cette dimension anthropomorphique révèle l’intégration de traditions spirituelles locales dans la conception de bâtiments islamiques, illustrant un équilibre harmonieux entre la nouvelle foi et les cultures indigènes.
Le rôle des griots : Gardiens de la mémoire
Dans une société où la transmission orale était primordiale, le rôle des griots (jeli) était essentiel. Ces « artisans de la parole » ne se contentaient pas de chanter des louanges ou d’animer des événements ; ils étaient les historiens, les chroniqueurs, les généalogistes et les médiateurs de l’empire. Leur fonction, qui se transmettait par héritage familial, leur conférait le statut de gardiens de la mémoire collective.
Leur art était considéré comme un « support culturel » qui garantissait la pérennité de l’histoire et des valeurs des peuples sans écriture. Les griots étaient des conseillers influents pour les dirigeants, et leur parole était considérée comme un instrument de cohésion sociale, capable de résoudre les conflits et de mobiliser la communauté. La présence de ces maîtres du verbe a permis de préserver des récits fondamentaux comme l’épopée de Soundiata, assurant que les principes fondateurs de l’empire continuent d’inspirer des générations, bien après sa chute.
Déclin et héritage : Une fin progressive et une influence durable
Les causes du déclin
Le déclin de l’Empire du Mali fut un processus progressif et multifactoriel, s’étendant sur plusieurs siècles et résultant d’une combinaison de facteurs internes et externes. L’instabilité politique interne, en particulier, a joué un rôle majeur. Après la mort de Mansa Moussa en 1337, l’empire fut affaibli par une série de crises de succession et par le manque de vision de ses successeurs. Des figures moins efficaces montèrent sur le trône, et des usurpateurs, comme le vizir Sandaki Mari Djata, affaiblirent le pouvoir centralisé.
Ces faiblesses internes ont été exploitées par des puissances voisines et des provinces vassales. La sécession de l’Empire Songhaï, qui a affirmé son indépendance dès 1340, a marqué le début d’un déclin territorial et économique important. D’autres provinces, comme celle de Jolof, firent sécession à leur tour. Les raids des Touaregs et des Mossi sur les frontières de l’empire ont également contribué à la perte de villes clés, comme Tombouctou en 1431.
Bien que le Mali ait continué d’exister en tant qu’entité politique, son effondrement définitif est lié à des événements externes qui ont bouleversé la dynamique de la région. L’invasion marocaine de 1591, culminant avec la Bataille de Tondibi, a écrasé l’Empire Songhaï, son principal successeur et rival. Cet événement a fragmenté le pouvoir régional, détruit les principaux centres de commerce et déstabilisé l’ensemble du Sahel. L’effondrement du commerce transsaharien au profit des nouvelles routes maritimes atlantiques a scellé le sort des empires du Sahel, privant le Mali affaibli de sa principale source de revenus.
Voici une chronologie des événements clés qui ont mené au déclin de l’Empire du Mali :
| Période | Événement Clé | Facteur Principal | Impact sur l’Empire |
| c. 1337 | Mort de Mansa Moussa et succession par son fils Mansa Maghan. | Interne : Crise de succession. | Début du déclin de l’autorité centrale. |
| c. 1340 | Sécession du Songhaï. | Externe : Révolte de province vassale. | Perte de contrôle sur des territoires clés et des routes commerciales importantes. |
| c. 1360 | Sécession du Jolof. | Externe : Révolte de province vassale. | Fragmentation de l’empire et perte d’influence. |
| c. 1387-1400 | Multiples usurpations de pouvoir par des vizirs ou des parents du Mansa. | Interne : Instabilité politique et guerres civiles. | Affaiblissement de la dynastie Keita et déclin du Mansa. |
| c. 1431 | Prise de Tombouctou par les Touaregs. | Externe : Invasions. | Perte d’un centre commercial et intellectuel vital. |
| c. 1591 | Invasion marocaine et défaite du Songhaï. | Externe : Choc géopolitique. | Rupture du système commercial transsaharien, fin de la puissance régionale. |
Un héritage qui perdure
Malgré son effondrement, l’influence de l’Empire du Mali a survécu et a façonné l’Afrique de l’Ouest moderne. La propagation de la culture, de la langue et des coutumes mandingues, à travers les marchands Dyula et l’expansion militaire de l’empire, a créé un héritage linguistique et culturel qui perdure aujourd’hui au Mali, en Guinée, au Sénégal et en Gambie.
L’épopée de Soundiata, transmise par la tradition orale, continue d’être une source d’inspiration pour ces États, qui y puisent un récit de fondation national fondé sur le courage, la vision et l’unité. De même, la Charte du Manden, avec ses principes universels de droits de l’homme et de justice sociale, est perçue comme un socle de valeurs pour les peuples mandingues et a acquis une pertinence contemporaine avec son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO. L’héritage de l’Empire du Mali ne se limite donc pas à sa grandeur passée, mais se perpétue à travers des récits, des lois et des traditions qui continuent de nourrir l’identité culturelle de millions de personnes.